Australie : GATE, la seconde vague d'idées de technologies agricoles

Qu'il s'agisse de drones chercheurs de graines ou d'herbicides biodégradables qui n'abîment pas les plantes natives, une nouvelle récolte de produits permettant aux agriculteurs d'économiser du temps et de l'argent a germé dans le cadre de l'initiative Global Ag-Tech Ecosystem (GATE*) du Ministère des Industries primaires de Nouvelle-Galles du Sud (DPI*).

Michael Bullen, directeur-général adjoint de l'Investissement et du Développement commercial a annoncé que 10 projets de produits innovants avaient été sélectionnés pour la seconde vague d'incubation et d'ateliers de mentorat du GATE, qui commencera cette semaine.

« Opérationnel depuis le mois de mars, le GATE transforme la recherche ag-tech en produits commercialisés en collaboration avec des apporteurs d'affaire et de technologie. », déclare M. Bullen. « Dix projets externes ont été sélectionnés pour un cours de développement commercial à temps partiel de 3 mois, qui regroupera des participants d'Orange, de Peak Hill, de Dubbo et de Trangie ainsi que de Wagga, Yass et Sydney. »

Entrepreneur à Peak Hill, Tristan Steventon a grandi à la campagne, mais travaille depuis 20 ans pour l'armée australienne et s'inspire de cette expérience pour proposer une utilisation innovante de la technologie des drones. Les drones peuvent fournir des données de haute précision dans des domaines où les satellites et d'autres technologies n'en sont pas capables, comme la détection de mauvaises herbes dans les enclos pour mieux cibler les traitements, et gagner ainsi du temps et de l'argent », déclare-t-il. « Ils permettent aussi de cartographier l'émergence du coton, ou le potentiel de rendement d'un champ de maïs. Les applications sont nombreuses.

« GATE est pour moi l'occasion de rencontrer des gens, de mieux comprendre le secteur et de projeter au mieux les étapes suivantes en soumettant mes suppositions à de grosses pointures du commerce », ajoute-t-il.

Avocat spécialisé dans le droit des sociétés et exerçant en périphérie d'Orange, John Garrett met au point un produit herbicide biologique, biodégradable et non toxique pour la protection des récoltes ainsi que des plantes natives et non cibles depuis deux ans. « J'espère que ce partenariat avec le DPI dans le cadre de l'initiative GATE nous donnera accès à des contacts et une information de qualité, et nous permettra d'avancer dans notre projet : faire de cet herbicide une alternative commercialisable et économique au glyphosate », explique-t-il.

Parmi les autres projets, des interfaces et applications pour une meilleure gestion de l'exploitation agricole et forestière, le développement de la main-d'œuvre et l'amélioration de la condition physique des agriculteurs ; une technologie de mesure électromagnétique du profile hydrique ; et une technologie de mesure génomique pour améliorer les contrôles en matière de biosécurité.

Le DPI soutient également le développement de 9 projets d'ag-tech proposés par ses propres chercheurs, avec des applications dans les domaines de la viticulture, de la robotique d'élevage, des maladies du blé, et du contrôle des herbicides.

Depuis sa création, en mars 2018, le GATE a accompagné 14 projets principaux et 6 projets majeurs, dont trois projets de R&D en collaboration avec des start-ups.

*DPI = https://www.dpi.nsw.gov.au/

*GATE =http://www.thegate.org.au/est une initiative du DPI visant à accélérer l'adoption de technologies agricoles afin d'améliorer la productivité. GATE est ouvert à tous les individus, à toutes les entreprises et à tous les organismes de recherche souhaitant explorer la viabilité d'une idée dans le domaine de la technologie agricole.